L’anxiété chez le chat

Les animaux manifestent leur tristesse, leur inquiétude ou leur désespoir par des signes qu'il faut savoir reconnaître pour les combattre, tout comme les humains. L'un ou l'autre de ces symptômes doit vous inciter à consulter un vétérinaire.
chaton dans un plaid avec un air triste
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L’anxiété est un sentiment associé à la perception d’une menace ou d’un danger. Comme les humains, les chats peuvent avoir des comportements de ce type, ce qui peut rendre la cohabitation difficile. Examinons les signes, les causes et les remèdes de ce type d’anxiété féline.

Comment savoir si votre chat souffre d’anxiété ?

Voici quelques exemples de comportements d’anxiété chez un chat :

  • Postures défensives : votre chat reste immobile, vous évite, fuit ou vous agresse
  • Augmentation des griffures, malpropreté urinaire ou diminution du marquage facial
  • Léchage compulsif et toilettage accru, boulimie et vomissements
  • Perturbations du sommeil, telles qu’une réduction du temps de sommeil ou le fait de se réfugier dans des endroits cachés
  • Syndrome de la peau qui roule : ondulation de la peau, souvent dans le bas du dos.
  • D’autres symptômes sont la dilatation des pupilles, la transpiration sur les coussinets, la diarrhée, une respiration superficielle et rapide et une salivation excessive.

Il faut savoir que tout événement traumatisant, ainsi que les phobies non traitées, peuvent créer de l’anxiété chez les chats adultes. Le chat peut alors présenter une agressivité extrême, divers troubles de l’humeur, voire des symptômes dépressifs.

Un vétérinaire doit être consulté pour déterminer la cause de ce type de comportement.

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Pourquoi un chat devient-il anxieux ?

Pour mettre fin à ce type de comportement, il est essentiel de comprendre les causes sous-jacentes de ces problèmes. Il existe 4 éléments clés qui peuvent expliquer l’anxiété du chat :

  • La privation
  • L’enfermement
  • Le territoire
  • La cohabitation

L’anxiété chez l’adulte

L’anxiété chez l’adulte peut se développer à partir de phobies (peurs sévères) qui n’ont pas été reconnues ou traitées, ou elle peut survenir immédiatement après un événement stressant. L’hyperagressivité*, les troubles de l’humeur ou la dépression résultent de cette anxiété.

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L’anxiété de privation

Lorsqu’un chaton est « privé » d’interaction avec des sons, des personnes ou des animaux entre la naissance et la huitième semaine de vie, il n’apprend pas à les reconnaître comme familiers, ce qui entraîne des anomalies comportementales résultant d’un échec de l’apprentissage des choses de la vie.

La peur des bruits et des objets courants est l’une des manifestations de cette anxiété. À un stade plus avancé, le chat craint le contact humain, ne mange que la nuit, se déplace lentement et est constamment sur ses gardes. Dans des circonstances extrêmes, le chat est complètement soumis, caché et ne réagit pas.

L’anxiété de l’enfermement

Après son adoption, un chat qui a été élevé dans un environnement stimulant où il pouvait voir des oiseaux, chasser des souris et avoir un accès illimité à l’extérieur peut avoir du mal à s’adapter à la vie en appartement. Il peut également devenir anxieux dans un espace restreint. Il présente les signes et symptômes suivants :

  • Le chat se cache et attaque les pieds des propriétaires comme s’il s’agissait d’une proie, plus fréquemment le soir, avec des morsures souvent blessantes.
  • Attaques induites par l’irritation : agressions vicieuses lors des câlins, fréquemment accompagnées de mydriase (le chat a un aspect boudeur), d’hypersensibilité, et d’une rigidité du corps. Une proie éventuellement inaccessible (par la fenêtre) provoque une agressivité redirigée vers les propriétaires.
  • Les crises motrices incontrôlées, qui surviennent souvent la nuit et qui amènent le chat à courir et à grimper tout en crachant et en miaulant parfois sans raison apparente, sont souvent qualifiées de « folie ».
  • Le « syndrome de la peau qui roule » est considéré comme normal.

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L’agressivité peut être très dangereuse. L’environnement peut être amélioré avec des cachettes, des supports élevés, des jeux et des mobiles. La nourriture peut également être distribuée à différents endroits et cachée pour reconstituer des scènes de chasse. Lorsque vous sentez que le chat est sur le point de vous attaquer, vous devez interrompre le schéma dès le début en pulvérisant un jet d’eau, en lançant une balle rebondissante ou en tapant dans vos mains. Ne frappez jamais le chat.

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Chat en colère qui feule (crache)

L’anxiété du territoire

L’arrivée d’un enfant ou d’un autre animal, un déménagement, des travaux, un changement d’ameublement, un nettoyage excessif ou d’autres perturbations de l’environnement peuvent parfois provoquer de l’anxiété chez le chat.

Il s’ensuit un marquage urinaire qui peut évoluer vers la malpropreté, les griffades, l’agressivité territoriale.

Les problèmes sont traités correctement lorsqu’ils sont détectés rapidement :

  • Suppression de la punition.
  • Défense physique des zones griffées ou marquées (comme l’utilisation de couvertures d’urgence)
  • Poser sur le canapé une serviette qui tombera lorsque le chat tentera de le griffer pour arrêter la séquence de marquage « en pleine action » : jeter de l’eau ou un objet au début de la séquence de marquage (lorsque vous observez le chat qui remue la queue comme s’il allait laisser une tache d’urine).
  • Proposer plusieurs griffoirs attrayants (le griffoir est horizontal et en évidence) et plusieurs litières (autant de litières que de chats dans la maison plus une, dans des endroits calmes et éloignés de la zone d’alimentation).
  • Il peut être nécessaire de réorganiser le domaine du chat par étapes, en commençant par des restrictions d’espace et en progressant vers un accès progressif.

L’anxiété de la cohabitation

La peur de vivre ensemble se manifeste lors de l’arrivée d’une nouvelle personne, d’un changement de vitesse ou d’odeur d’un animal familier (retour d’hospitalisation) ou de l’adolescence d’un chaton. Elle provient de l’incapacité des deux chats à se partager pacifiquement leur espace, ce qui est aggravé par l’ingérence des propriétaires. Les deux animaux sont touchés par les maladies.

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L’évolution se fait en trois étapes :

  • La distanciation (non pathologique). Il y a des menaces, des charges, des cris et des hurlements extrêmement expressifs dès que les deux chats entrent en contact l’un avec l’autre. Typiquement, cette étape permet la dispersion territoriale. Si les propriétaires interviennent, les normes de cohabitation ne peuvent être créées et la phase 2 de l’évolution est atteinte.
  • Escarmouches : Le chat actif envahit le territoire et surveille les alentours des lieux de couchage de l’autre chat ; le chat passif reste à l’écart et s’isole. Les propriétaires tentent souvent de défendre l’animal qu’ils croient agressé, ce qui aggrave encore la situation.
  • L’obnubilation. Le chat attentif, hypervigilant* et agressif est actif. Le chat passif inhibé a des comportements de substitution (léchage excessif, boulimie) qui provoquent une anxiété permanente.

Le meilleur moyen de défense est de ne pas s’interposer lors de l’arrivée d’un nouveau chat. Il y aura des bagarres, mais chaque chat établira sa zone, et une fois que les deux chats auront eu leur mot à dire, tout ira bien.

Cette action est facilitée par l’utilisation de phéromones.

Si la situation est grave, il convient de consulter un vétérinaire. Même si vous pensez qu’il y a un chat puissant (qui va bien) et un chat faible (qui est persécuté), les deux chats sont malades et doivent être traités.

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Comment soigner un chat qui souffre d’anxiété ?

L’aménagement du territoire permet souvent de la réduire de manière significative :

  • Ajouter des cachettes et des supports élevés à l’environnement
  • Augmentation du nombre de griffoir
  • Augmenter le nombre de litières

La capacité de l’animal à accepter la modification est également favorisée par l’application de phéromones.

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